Dimanche 21 septembre 2008 à 10:24
Il y a quelque chose d'étrange à se dire que l'on déménage. Encore plus lorsqu'il s'agit de la maison de son enfance, dans laquelle on a passé quasiement toute sa vie (y compris sa période prénatale...).
D'ici deux semaines, mes parents n'habiteront donc plus la petite ville de Saint-Lys les flots, mais le rural village de Lombez, Gers, deux milles habitants (une grande ville, pour le Gers!).
Et ils dansent de la country pour la fête du village... (Vais-je jamais m'en remettre?)
On ne peut pas y échapper, j'imagine. On perd tous, un jour, ce point de repère que peut être la maison familiale. Pour beaucoup, ça se passe d'ailleurs beaucoup moins bien que pour moi. Mais ca fait quelque chose, quand même. Dix-neuf de souvenirs dans cette maison, on ne peut pas s'attendre à ce que cela disparaisse soudain.
Quand on était petit, je me souviens que mon frère disait toujours que plus tard, on rachèterait tous ensemble la maison. Une jolie histoire... Alors on dit chaque jour un peu plus au revoir à chaque endroit, et on essaie de rassembler tous nos souvenirs.
"On peut pas jeter ça, attends! On a joué avec pendant des années!
Ho!! Regarde ce dessin de Yann, il est trop mignon, ce canard!
-Heu... Je crois qu'en fait, c'est un escargot... "
"Ho my god! Regarde, je crois que j'étais sensée me dessiner moi-même...
-...
-Je ne m'aimait vraiment pas, en fait... Tu m'étonnes que je sois perturbée, regarde la tête que je me suis faite, on dirait une pastèque plantée sur un baton..."